Le vélo m’aide à ne plus penser à ma maladie, le vélo m’aide à m’éloigner des pourritures, le vélo m’aide à réfléchir de mon avenir, le vélo m’aide à me faire plaisir, je dépense oui dans le vélo car je donnerai moins aux autres comme cela, dépenses pour mon épouse et moi seulement, être égoïste peut-être mais les autres l’ont été pour toi et pour nous.

L’atelier j’y vais de temps en temps mais ce n’est plus une priorité. Oui, tu as des vélos à faire mais mon médicament c’est mes balades et comme ma santé est prioritaire, tu as bien compris…
La famille, j’en ai plus non plus, j’ai assez à gérer notre chez-nous et futur chez-nous. Ma femme, mes animaux, notre maison et nouvelle maison. Quand je te dis que le vélo est mon médicament, réfléchis un peu…
Le vélo m’aide et surtout pas les gens !
Loin de nos terrains de jeux vélo, je me pose la question de partir du Gers. Ici, il n’y a rien que de la musique américaine et des bobos que je n’aime pas. Les anciens partent ! Sur ma santé et mon travail, on se fout de ma gueule tout le temps, on ne me respecte pas. J’ai plus rien à faire et à donner ici, je me fais chier…
Je dresse un mur de lumière.
Thierry Mollé

